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Mardi 28 décembre 2010 2 28 /12 /Déc /2010 11:09

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Nous avons fait le déménagement de mon père au mois de Septembre. Il a déménagé fin août. Ce fut une sacrée expédition. Nous étions trois, mon père, Fanfan et moi. Nous avoins emprunter un véhicule au travail. J'ai avancé toutes les dépenses pour payer les péages et le carburant... Je vous laisse imaginer la facture. Dure dure de reprendre le boulot après un tel week end... D'autant plus que tous mes week end du mois de Septembre ont été très occupés. Le week end qui a suivi, nous sommes allés à la fête de l'huma, week end au cours duquel j'étais bien crevée. Et suite à celui de la fête de l'huma, nous sommes allés avec Fanafn au festival médiéval fantastique de Merville Franceville. Nous avons dormi au camping, et les nuits en septembre sont très froides... J'ai très mal dormi. La fatigue, ajouté au stress que le déménagement de mon père a engendré, plus les nombreuses démarches à faire pour lui, plus le fait d'avoir eu plusieurs week end de suite fatiguants, plus le stress du début d'année au travail, plus le fait que j'ai oublié de prendre mon traitement pendant deux jours = mon corps qui a dit stop= j'ai fait un malaise vagal en plein festoche -__-

 

Je vous laisse imaginer la situation. Cela ne m'était jamais arrivé de tomber dans les pommes et je dois avouer que c'est super flippant. On se sent partir et on ne contrôle plus rien. J'ai fait la totale ^^ Par chance, j'ai senti le coup venir, ce qui fait que j'ai pu aller à temps au poste de secours, je me suis assise et c'est là que ma tête s'est mise à tanguer et boum. ça deux ou trois fois de suite, un enchaînement de reprises de conscience et d'évanouissements, doublés d'une petite crise d'angoisse en même temps (ba oui sinon c'est pas drôle) et de vommissements, et oui, la totale ! J'ai eu le droit d'aller à l'hôpital -__-.

 

Ba oui, les secouristes ont appelé les pompiers, et à partir du moment où on monte dans leur véhicule, zou, direction les urgences ! J'ai été un peu vexcée quand l'infirmier m'a demandé si ça ne me dérangeait pas de faire un éthylotest -__- ppppfffff... Evidemment, un week end, un festoche... Forcément ! Mais je me suis sentie toute contente et fière quand j'ai soufflé et que le taux zéro alcool s'est affiché ! Na et toc ! et paf !! Dans tes dents !! Tout le temps que j'ai été aux urgences au CHU de Caen, j'ai dormi... J'étais allongée dans un lit pour attendre et j'ai dormi, dormi, dormi, dormi... Et sur la route du retour, j'ai dormi, dormi, dormi... J'étais vraiment crevée physiquement et moralement aussi. Même si j'ai entrepris tout ça pour arranger la situation de mon père, et que c'était positif, je suis toute seule pour le soutenir, et de ce fait, il attend souvent beaucoup de moi et c'est assez difficile moralement de le supporter, même si sur le coup on ne s'en rend pas compte, c'est ce genre de situation où le corps dit stop, qu'on lève le pied... Et encore... Pas toujours ^^

 

Je me suis fait enguelée par les copains quand ils l'ont appris. Je vous rassure, pas de nouvel incident depuis !!! Mais une belle frayeur ! ^^ Les semaines qui ont suivies, c'était pas l'éclate, du moins, je n'avais pas la patate. J'avais le moral dans les chausettes, je faisais souvent la grise mine. Suite à cet incident, mon psychiatre m'a proposé de me mettre en arrêt maladie, pour souffler, mais j'ai décliné sa proposition (j'ai vraiment trop de scrupules parfois...), et quand il a vu que mon moral rechutait, il a panse à la dépression saisonnière, du coup, il a augmenté mon traitement, et ça a été mieux au bout de trois semaines, le temps que le nouveau dosage fasse son effet. Je le diminuerai progressivement au retour du printemps. C'est toujours une aide précieuse, une béquille, un support, un soutient... Tout ce qui me passe par la tête et qui est un appui pour avancer, en plus des coupiangs évidemment !!

 

Je vous rassure, j'en ai quand même profiter de ce week end ! C'était vraiment très sympa ! A tel point que je fais maintenant partie de l'association organisatrice de ce festival... Il se peut que d'ici 2012, je n'ai de nouveau plus de vie sociale et que je consacre beaucoup de mon temps libre au festival ^^ Oui je l'accorde ça change de la JOC ^^ Chacun son tour.

 

 

 

 

 

Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 14:55

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Et bien sept mois plus tard, ils n'eurent pas beaucoup d'enfants mais ils eurent enfin bouclé la succession de mon grand père après moults rendez-vous et déplacements. Et ils eurent enfin vendu l'appartement situé au Grand Quevilly. Enfin "ils", j'ai vendu plutôt ^^.

En quelques mois, énormément de choses ont avancé. Mon père est sorti de sa torpeur, il est revenu de loin. Après s'être laissé aller pendant deux ans, avoir beaucoup maigri et ingurgiter je ne sais pas combien de bouteilles de rosé premier prix qu'il entassait chez lui, bien alignées par terre ou dans les placards, après avoir laissé l'appartement dans lequel il vaivait dans un état déplorable, à l'odeur de renfermé et aux sanitaires pas nettoyés depuis un certain temps, au mois de juin dernier, donc peu de temps après mon dernier article, il a eu un malaise, il a fait une chute en allant chercher de l'argent à la poste de Grand Quevilly. Il a fait une chute dans les escaliers. Des passants l'ont ramassé et ont appelé les pompiers.

Il a été enmené aux urgences, qui ont decelé un alcoolisme, et qui l'ont interné en cure. Aller zou, circulez, il n'y a rien à voir ! Ils ne lui ont pas demandé son avis. J'ai été informée de l'incident de la part d'un ami de mon père, enfin plutôt un copain de boisson. J'ai pris quelques jours pour aller le voir. Je lui ai d'abord racheté des vêtements et de quoi se laver.

Je suis allée le voir. Lors de son hospitalisation, le personnel soignant, notamment la première semaine, a été très proche de nous et nous a aidé dans la démarche de nous rapprocher. Il m'a avoué avec culpabilité qu'il était là bas pour être soigné pour son alcoolisme, ce que je savais déjà étant donné que j'avais vu les indications dans l'hôpital pour aller à sa chambre. Je le savais déjà mais je ne voulais pas me l'avouer, et on se prend un sacrée claque, une fois que l'on est réellement devant le fait accompli.

Les jours qui ont suivi, pendant ses trois semaines de cure, avec mes amis qui ont été formidables, nous avons fait le grand ménage chez lui et je ne mens pas quand je dis qu'il vivait dans l'insalubrité. Il ne faisait plus sa vaisselle, quand il ne terminait pas ses plats, il les mettaient directement dans son four tels quels ou dans son frigo, des organismes vivants se sont développés, ainsi que des odeurs... Il y avait des bestioles dans le four... Je vous passe les détails pour les sanitaires qui ont été entièrement passer à la javel. Il a fallu une journée entière pour dégrossir toute la saleté.

 

Le lendemain, nous avons passé une bonne partie de la journée à faire des lessives, tous ses vêtements ainsi que toute sa literie et son linge de maison qui sentait le renfermé.

 

Lors de ce grand nettoyage de printemps, nous sommes également allés de surprise en surprise avec les copains. Comme je vous le disait plus haut déjà avec l'alignement des bouteilles vides de rosé bon marché un peu partout dans l'appartement, entassées également dans les placards, et je vous laisse imaginer également l'odeur de vinasse qui va avec. J'ai également retrouvé des bouteilles de goutte de ferme dans le fond des placards, me demandant d'où il pouvait bien les sortir. Des bouteilles de parfum vides également, à côté de son canapé, je vous laisse imaginer ce qu'il en a fait, il en a très certainement bu.

 

On a du mal à imaginer que quelqu'un puisse tomber aussi bas, c'est assez inimaginable, mais cela peut arriver à tout le monde. Même si j'ai encore du mal aujourd'hui, et même si je ne comprends pas non plus ce laisser aller, je ne juge pas, et je ne juge plus personne atteind de cette maladie, qui n'est ni plus ni moins qu'une forme de dépression. Mais en allant de découvertes en découvertes lors de ce grand nettoyage au mois de juin (découverte façon de parler bien entendu), je me suis dit avec le recul : heureusement que je n'étais pas toute seule face à toutes ces épreuves.

 

Il a fallu en tout trois bon jours entiers pour venir à bout de la crasse et des mauvaises odeurs. Rien qu'an ayant tout nettoyé et réparé, cet appartement avait déjà une autre tête. Par la suite, avec mes amis, nous nous sommes attelés à enlever toute la vieille tapisserie. Ce qui fût sportif également.

 

La plus grande surprise, la plus déconcertante pour tout le monde, c'est quand nous avons découvert que mon père s'était acheté une voiture...Oui oui... Une voiture, nous avons trouvé les clefs au fond d'un tiroir. Il y avait sur le parking une voiture que je ne connaissais pas en effet, et c'était bien celle-là... Une Rover... Achetée d'occasion. Les papiers de la voiture étaient dans un tiroir, mon père l'avait acheté en avril, un mois plus tôt, et il n'avait pas fait la carte grise, au bout d'un mois et demi après l'achat... Complètement dépitée en voyant cela, et blasée aussi, ma seule réaction a été de lever les bras, comme quand on ne sait pas quoi faire pour dire : "Tant pis", un peu comme quand on dit aussi : "C'est fait c'est fait...". Je ne pouvais pas faire grand chose d'autre de toute façon... Avec le recul, j'en ries, mais sur le coup...C'était le comble, une personne malade qui achetait une voiture alors qu'elle n'était pas en état de la conduire quasi 24 heures sur 24. Je me suis demandée dans quel état il était quand il l'a acheté, et également si il n'avait pas été influencé... Aujourd'hui, la voiture est toujours à la même place... Personne n'en a voulu, même gratuitement, elle a été vendu à mon père trop cher par rapport à l'argus, et elle coûte très cher à l'assurance... Cela m'arrangerait si les voisins avaient un jour la bonne idée d'appeler la fourrière... ^^

 

Pendant le mois de son hospitalisation, mon père a été sous sauvegarde de justice, que j'ai demandé, pour protéger ses biens et son patrimoine, en attendant que la décision pour ma demande de tutelle soit donnée. Tous ses comptes ont été bloqués. Il ne pouvait rien retirer. De ce fait, c'est moi qui lui avançait tout. L'audience pour la tutelle a eu lieu quand il était à l'hôpital.

 

Après sa cure, je lui ai réservé une chambre pendant deux semaines à mon travail. Là, il s'est refait une santé également, en plus de ce qu'il avait récupéré au centre de soins à Bois Guillaume. Il a discuté avec beaucoup de mes collègues, bien entouré, il a repris un rythme de vie avec des horaires, des repas équilibrés. Pendant sa venue, on nous a donné de sacrés coups de pouce, un collègue m'a donné deux pistes pour des logements à Paris, par le réseau. Dont une qui s'est avérée la bonne. Une épine en moins dans le pied !! J'avais déjà pris la décision d'accepter la proposition de mon oncle quelques mois avant afin que je n'ai pas le soucis de la trève hivernale pour reloger mon père, et à ce moment là, il a suffit d'un simple coup de pouce et d'un coup de fil pour que mon père retrouve enfin un logement, rien qu'à lui. Deux ans de galère qui se sont résolues en quinze jours de temps !

 

Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 12:14

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Pour en revenir à ce rendez-vous d'hier, il me semble qu'il tiens à relever un défi. Il m'a demandé si j'avais une idée de quand j'arrêterai mon traitement, et je n'en ai aucune idée. Et il m'a dit dès que je serai lancée en free lance...

 

Serait-ce une manière détournée de me pousser dans cette direction ? Une façon de me botter les fesses pour y arriver ? Etant donné que je lui ai dit que je ne fonctionne que à coup de pieds aux fesses...

Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 16:34

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Je peux dire que j'entame une vraie thérapie, en plus de ce traitement. 

 

Visite ce matin. Deux mois que je n'avais pas vu mon psychiatre. Il me demande toujours comment ça va, comme un pote vous demande comment ça va. Il y a des moments, il dit les mêmes choses que les potes ou que notre amoureux(se) pour nous remonter le moral. Et comme je le disai, les amis ont beau s'acharner et répéter, des fois, ils brassent de l'air ^^ Parce que on ne les écoute pas vraiment, parce que on sait qu'ils ont raison mais on reste tellement dans notre bulle qu'on ne prend pas de recul par rapport à ce qui nous arrive.

 

Du coup, quand quelqu'un d'extérieur nous dit les choses et nous explique, et que celui-ci a un regard neutre, qu'il ne nous connaît pas, bizarement, ça passe mieux ^^. Du moins c'est que ça fait pour moi ^^. Et je me suis fait tapée plusieurs fois par les topains à cause de ça parce que je ne voulais pas entendre ce qu'ils me disaient. Mais c'est pas grave, parce que on est tous un peu comme ça, et aussi parce qu'ils m'aiment que même les topains !!

 

Il constate que je vais mieux, et plus le temps passe, plus je sens les améliorations. J'ai retrouvé ce que l'on peut appeler "une vie normale", elle l'a toujours été, mais j'aurai du prendre ma santé en main dans ce sens il y a longtemps. Vaut mieux tard que jamais, c'est sure.

 

Il m'a dit que maintenant que je retrouve un certain bien être et un confort de vie, il faut que j'arrive à le conserver. Et oui, c'est toujours du boulot, décidemment.Une fois que toutes mes histoires de succession seront clarifiées définitivement, il me conseille de penser à moi, pas d'être égoïste, mais de faire des projets, que le fait d'arrêter de penser au jour le jour va me permettre d'aller de l'avant et de ne pas penser aux choses négatives. ça passe aussi bien par des gros projets que par des petits sur le court therme, qui peuvent aussi avoir des cpotés agréables. Premier projet donc, fixer des dates de vacances, et projeter de ce que je vais faire pendant ses vacances !! Il reste un peu plus d'un mois pour les préparer !! Prendre des dates avec les coupaings et mon homme !!

 

Et puis, il a toujours le don de me dire des choses qui me provoquent, dans le sens où elles me remuent le popotin, pour ne pas dire autre chose (je vous laisse le soin d'imaginer ce que vous pourriez dire à la place). QU'il fallait de toute façon que je me prépare à avoir de nouveau des événements boulversants dans ma vie, et négatifs et pénibles à vivre, que ça en fait partie, et qu'il faut les anticipés et les prendre avec du recul comme je l'ai fait ces derniers temps. Qu'une vie trop tranquille et trop calme ce n'est pas bien non plus, que c'est ennuyeux. Il m'a interrogé sur mes projets, je lui ai parlé de mon projet de free lance qui me trotte dans la tête depuis des années mais qui me fait peur parce que j'ai peur de me lancer... Il ne tiens qu'à moi d'inverser cette peur et de voir les choses de manière positive pour en sortir.

 

Comme il le dit si bien, tous les ingrédients sont là, il ne reste plus qu'à mettre les épices pour donner de la couleur.

 

Je vous entends déjà derrière vos écrans à vous dire qu'il n'est pas si extraordinaire que ça et que il n'y a pas besoin d'être médecin pour savoir tout ça et se le dire. C'est pas faux. Mais je me ferais l'avocat du diable en vous disant pas forcément ^^.

 

Premièrement parce-que les choses qui nous semblent simples et évidentes, et bien on n'y pense pas forcément, et que nous ne voyons pas toujours ce qui est logique. Beaucoup se "prennent la tête pour rien" alors qu'il n'y a pas lieu de le faire. Et c'est parfois ceux qui me disent de ne pas me prendre la tête qui le font plus que moi _ _ Et que souvent, si on ne vous le dit pas, vous n'y pensez pas... Justement parce que vous n'avez pas pris le temps de poser les choses.

 

 

 

 

Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 16:44

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J'ai réussi à gérer tout cela depuis des mois, mais pas sans mal...

 

Le plus dure a été psychologiquement, et aussi physiquement... Angoisses, nervosité, anxiété... Tout cela accompagné d'une hyper sensibilité... Il était impossible pour moi de ne pas y penser, tout le temps, ça m'obsédait...  Et ça me gachait la vie. Je sentais au fond de moi un vaste sentiment de colère, beaucoup de ressentiment et de la haine aussi je dois dire... Cela se manifestait par une espèce de boule dans le ventre, comme un gros abcès, qui ne demandait qu'à éclater. J'avais envie de balancer à la figure de certains ce que je pensai. Ce que j'ai fait une fois en envoyant un mail salé à mon oncle... ce qui a fait mouche car je l'ai eu au téléphone pu de temps après... J'avais vraiment les nerfs à fleur de peau. Chose normale, mais le problème c'est que je n'en sortais pas...

 

Cette boule dans le ventre faisait aussi que j'étais aigrie et que je ne profitais pas pleinement des bons moments. Bref, c'était un tout, qui faisait que je ne me sentais pas moi même. Le plus inquiétant était également que le quotidien me pesait et que je me sentais très fatiguée. Comme si je n'avais plus de force pour quoi que ce soit. Je me suis retrouvée deux ou trois fois à faire des crises d'angoisse en pleine nuit, à me réveiller avec la gorge gonflée, bloquée par des sanglots qui ne voulait pas sortir, du fait que je me disai en même temps que pleurer était une réaction de faiblesse et que je culpabilisai de réagir comme cela, surtout en entendant partout qu'il y avait pire que moi.

 

Ces manifestations ont eu lieu début Janvier. Au départ, cela se manifestait par un manque de motivation général, je me disai que ça allait revenir, vu que je rentrais de Grasse et que cela m'avait dépaysée, je me disais qu'il fallait simplement que je me remette dans le bain. Les manifestations physiques de mes angoisses se sont développées la deuxième semaine de Janvier. Mon instinct si je puis dire, m'a poussée à aller chez le médecin. A qui j'ai tout expliqué. Il a tenu à me rassurer d'abord, et à me dire que ces manifestations d'angoisse étaient normales, et qu'elles étaient le résultat d'un enchaînement de chocs émotionnels que je vies depuis trois ans. Ces événements qui s'enchaînent, positifs et négatifs, jouent sur l'aspect physique et émotionnel, un peu trop vite. Ce qui fait que mon corps ne suis plus. Pas besoin d'être médecin pour avoir ça, mais tant que ce n'est pas un médecin qui vous le dit ou quelqu'un d'extèrieur, quelqu'un de neutre, vous avez du mal à l'accpeter et à écouter les proches qui vous le disent et qui vous le répète sans cesse ^^.

 

J'avais déjà commencé un suivi depuis Novembre au CMP de Colombes juste à côté de chez moi, une fois par mois, avec un psychiatre, qui m'a fait réagir dès la première visite déjà. Suite à ma visite chez mon généraliste, je l'ai vu. Je lui ai de nouveau tout expliqué, le sentiment de lassitude, la fatigue, les angoisses, la boule dans le ventre...

 

ça n'a pas été très facile de l'accepter quand il a diagnostiqué les symptômes d'une depression naissante... ou peut être déjà là depuis un ou deux ans, étant donné d'autres éléments comme le fait que j'ai pris beaucoup de poids (enfin n'oublions pas que je suis tout de même une bonne vivante ^^, il ne faut pas tout le temps se trouver des excuses non plus hein ^^).

 

Pas simple de s'y résoudre donc... Mais un côté rassurant aussi. Enfin, je veux cire par là que ce spécialiste m'a totalement décomplexée par rapport à tout ça. En me disant dans un premier temps que je ne devais pas avoir peur, que contrairement à ce que tout le monde dit, je ne suis pas comme ma mère. Et que c'était dans un premier temps une manifestation physique, une mauvaise communication au niveau des neurones, et dans le système nerveux, que l'hormone régulatrice de l'humeur chez moi, circule mal, et que ce phénomène est accentué, en cas d'événement difficile à vivre, et que personne n'est à l'abri. Que pour aller mieux, il faut prendre le temps de se poser, faire le point. Je suis donc une thérapie avec ce médecin, une fois par mois. Et je "bénéficies" d'un accompagnement chimique également. Que je ne voulais pas au départ. Mais il a tenu à me "prévenir" également de ce côté : "Il ne tiens qu'à vous de l'accepter ou pas. A vous de voir. Cela ne vous engage en rien. Si ça ne fonctionne pas, vous arrêtez. Bien sure que cela ne résoudra pas vos problèmes, je le sais, n'imaginez pas que je vous prescris cela pour me débarassez de vous, je vais continuer à vous voir. Ce que je vous propose, c'est simplement d'atténuer ces manifestations physiques qui vous devez l'avouer, vous empoisonne la vie et vous empêche d'avancer..." Argument de choc il faut l'avouer... Et le fait qu'il m'ai dit qu'il était conscient qe cela ne reglerai pas mes problèmes.

 

J'ai pris l'ordonnance quand même. Je n'ai pas pris le traitement tout de suite. J'ai essayé de lutter ^^.

 

Quand j'ai constaté qu'au bout d'un certain temps je ne parvenais pas à sortir de ce cycle infernal des pensées qui se succèdent à toute vitesse dans ma tête, sans que cela donne quoi que ce soit et que ça ne menait à rien, à part à un ensemble incohérent qui ne voulait plus rien dire, je m'y suis résignée. Je n'ai pas fait ma maline...

 

La première semaine fut horrible je dois dire. J'étais plus mal que sans... Idées noires, somnolence et tendance à m'endormir... Insomnies... Cauchemards. La deuxième semaine, il ne fallait pas comper sur moi ^^ couchée à l'heure des poules tous les soirs, dès 21 heures 30.

 

Les effets ont commencé à se faire sentir au bout de trois semaines. Rien de très extraordinaire. Mais je ressentais un mieux. Et paradoxalement, ce mieux s'est d'abord fait sentir au niveau physique. Moins de difficultés pour me lever le matin, couchée plus tôt. Moins de fatigue et je sentais moins de difficultés pour accomplir les choses du quotidien. Le principe actif de ce médicament agit sur mon système nerveux. Il bloque l'absorption de la sérotonine (hormone régulatrice de l'humeur) par les neurones. Ce qui fait que le taux de sérotonine reviens doucement à la normale dans mon cerveau. D'où une action directe sur mon physique au bout de quinze jours trois semaines. Plus de sérotonine = plus la patate ! Le mieux au niveau moral est venu par la suite. Et cela s'est fait tout doucement. Et c'est cela que j'ai apprécié avec cet anti-dépresseur (appelons un chat un chat), c'est cet effet progressif. Mes sentiments ne sont pas inhibés comme avec les autres médicaments de ce type, je reste consciente que mes ennuis sont toujours là. Cependant, j'appréhende les choses avec plus de calme, les situtations de stress, les choses pénibles me paraîssent moins insurmontables. Mon humeur reste constante et ne vacille plus du plus haut au plus bas. J'ai commencé à ressentir un mieux avec mes collègues, dans le relationnel, et également dans ma façon d'être. Je garde ma timidité et ma discrétion, mais je me sens plus détendue. Et je n'hésites pas à dire les choses quand ça ne me plaît pas, bon certes, toujours mal à l'aise à l'oral, je le fais par mail ^^ Mais c'est un bon début ^^. Bref, je ne vais pas tout passer en revue, mais ce traitement contribues à un mieux générale. Depuis 5 mois que je le prends, les effets positifs sur ma santé morale évoluent toujours, je remarque semaine après semaine du mieux, aussi bien sur des petits détails que sur des choses plus importantes. Bien sure, je ne fais pas l'apologie de ce genre de produit. Je suis seulement contente de constater que cela me fait du bien. Je suis également consciente du fit que ce n'est qu'une solution temporaire et que c'est une simple béquille chimique. Mais vu le confort de vie que cela m'aporte, ainsi que pour beaucoup de mon entourage, je continues mon traitement. Je sais également que j'ai eu la chance de réagir de ma nière positive au traitement, ce médicament me réussit. Et je n'oublies pas que cela reste un médicament. Qui traite une maladie, tout comme il pourrait traiter une bronchite ou autre.

 

Je pense que sans cela, ma situation aurait avancé aussi, mais avec plus de difficultés. Malheureusement, je sais quand je l'ai commencé mais je ne sais pas quand je vais l'arrêter. Je sais que je suis mieux mais je ne suis pas guérie. J'en ai pour plusieurs années, ça c'est sure. Mais cela ne me fait pas peur, car je bénéficies en plus d'une thérapie. Le CMP de Colombes fait partie de l'assistance publique des hôpitaux de Paris.

 

Et voilà pour aujourd'hui. Des progrès, et encore d'autres à faire.

 

 

 

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